samedi 14 octobre 2017

L'Ecole buissonnière

Titre original : L’Ecole buissonnière
Réalisation : Nicolas Vanier
Genre : Comédie dramatique
Année : 2017
Durée : 1h57

Synopsis

Paris 1930. Paul n'a toujours eu qu'un seul et même horizon : les hauts murs de l'orphelinat, sévère bâtisse de la banlieue ouvrière parisienne. Confié à une joyeuse dame de la campagne, Célestine et à son mari, Borel, le garde-chasse un peu raide d'un vaste domaine en Sologne, l'enfant des villes, récalcitrant et buté, arrive dans un monde mystérieux et inquiétant, celui d'une région souveraine et sauvage.
L'immense forêt, les étangs embrumés, les landes et les champs, tout ici appartient au Comte de la Fresnaye, un veuf taciturne qui vit solitaire dans son manoir. Le Comte tolère les braconniers sur le domaine mais Borel les traque sans relâche et s'acharne sur le plus rusé et insaisissable d'entre eux, Totoche.


Au coeur de la féérique Sologne, aux côtés du braconnier, grand amoureux de la nature, Paul va faire l'apprentissage de la vie mais aussi celui de la forêt et de ses secrets. Un secret encore plus lourd pèse sur le domaine, car Paul n'est pas venu là par hasard... 

Mon analyse


Je suis allée voir ce film avec mon père qui me tannait depuis plusieurs semaines pour aller le voir (bien avant sa sortie) et finalement, on a bien fait. Il a pleuré à la fin (mon père, cet homme sensible), ce qui signifie, chez lui, que le film était bien.

Nicolas Vanier a réalisé beaucoup de films en rapport avec la nature et l’environnement dont Le Dernier Trappeur, Belle et Sébastien ou encore L’Odyssée sauvage. Pour L’Ecole buissonnière, il s’inspire de son enfance en Sologne où son grand-père lui a fait découvrir la nature (et donc la vie).

Ce film est plein de tendresse. Il rend un très bel hommage à la nature et à ses animaux. On en sort avec des images plein la tête et puis c’est toujours agréable de pouvoir admirer la nature sans la déranger d’une quelconque manière. J’aime vraiment la façon dont l’histoire nous donne cette volonté de solidarité face à ceux (ou plutôt celui) qui veulent tuer et enfermer la nature.

J’aime beaucoup le personnage de Valérie Karsenti (notre Liliane de Scènes de ménage), elle est tout en sobriété et en tendresse. C’est très sympa de la voir de cette manière. Quant à François Cluzet, il m’épate à chacun de ses rôles et c’est encore une fois le cas avec L’Ecole buissonnière. Il est à la fois grincheux et tellement humain. En ce qui concerne le personnage du petit garçon Paul, je trouve très belle la manière dont il découvre la nature sauvage à laquelle il n’a jamais été confronté puisqu’il a toujours vécu à Paris. La scène avec les lapins me fait encore beaucoup rire.

J’ai lu que certaines personnes voulaient boycotter ce film parce que la Fédération des Chasseurs en faisait la promotion mais ne vous arrêtez pas à cela parce que L’Ecole buissonnière fait l’éloge de la nature et de tous ses trésors qui en recèlent, plutôt que de promouvoir la chasse. C’est un film magnifique qui donne envie d’aller se promener dans les bois en admirant les merveilles de la nature.


C’est un joli coup de cœur, pour tous ces personnages à qui on s’attache et pour ces paysages grandioses qu’on voudrait admirer encore longtemps. La fin est un peu cucul (je me rends compte que j’utilise souvent ce terme) dans le sens où elle n’est pas vraiment réaliste mais il n’empêche pas qu’elle soit très émouvante. Je vous le conseille.

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